Le ciel vu de Gap
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Joolafh
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Lave torrentielle 14 Juin 2007 Edito du 14 juin - 20h

Le Torrent du Saruchet a débordé le 8 juin 2007 en fin d'après midi suite à de violents orages. En juin 2005 et en 1987, le torrent avait déjà débordé. A chaque fois la nationale 94 (Gap-Briançon) a été coupée. On se situe à l'entrée de Chorges, coté Ouest, non loin du lac de Serre-Ponçon.
Voici les caractéristiques du Saruchet : Départ sous le sommet du Piolit vers 2300m, arrivée au pont de la N94 à 850m soit 1450 m de dénivelé. Distance 5500m pente moyenne 26%. Largeur maxi du bassin versant 1km soit une surface de moins de 5 km2. Somme toute un torrent dont les caractéristiques n'ont rien d'exceptionnelles, me semble t-il. Et pourtant.

La RN94, 6 jours après le débordement, le 14 juin 2007

. Altitude 850m

Travaux à venir


Il va falloir se bouger pour engager les travaux de déblaiement

Coté aval


Le coté aval est dégagé. On aperçoit bien la section du passage du torrent. Manifestement il y a un sérieux étranglement à ce niveau là.

Sable mouvant


Les zones de dépôts laissent une épaisse couche de limons

Le chemin communal en amont le 14 juin 2007


Altitude 930m, le chemin communal n'est pas encore dégagé. Par endroit la lave torrentielle est encore mouvante.

le pont supérieur a résisté


Il a résisté mais il est quand même mal en point. La rambarde a pris cher et le tablier est bien ajouré...

Pin sylvestre crépi


A voir les traces de boue sur le tronc du pin sylvestre on imagine mieux le débit au moment de la crue

En amont du pont


Tout le long du passage le torrent à laissé un talus de boue (lave torrentielle)

L'entonnoir du Saruchet en 2005


L'entonnoir, sous le Piolit, est une zone de pâturage plutôt bien végétalisée

Bassin versant et entonnoir


Orthophoto de 2003 qui montre la zone amont du bassin versant.

Un extrait de http://www.hautes-alpes.pref.gouv.fr/environnement/rn/rn_1.html
Les crues torrentielles peuvent former des laves torrentielles qui sont des écoulements mêlant l'eau et les matériaux de toutes tailles et atteignant des densités capables de transporter des blocs en quasi-flottaison. Elles se déclenchent sur des pentes très fortes. Les laves torrentielles sont capables d'exhausser le lit d'un mètre ou deux, et de rejeter l'eau de crue vers des terrains qui, avant la crue, semblaient totalement inaccessibles à l'eau. Les calculs hydrauliques classiques sont alors insuffisants. Il est préférable d'étudier la nature et l'état des terrains ainsi que les archives ou les photos aériennes (celles prises après les crues du Guil de 1957, par exemple). L'affouillement des berges, par ravinement et encaissement, peut être également spectaculaire. Les petits bassins versants, de quelques km2 à quelques dizaines de km2, peuvent produire des laves torrentielles qui ont une force et un volume sans commune mesure avec ce qui se produirait en crue d'eau "claire" dans un bassin versant de même dimension dans une autre région. Ce phénomène, par sa nature, défie l'imagination et représente un danger important.

L'ampleur de l'inondation est fonction de :
- l'intensité et la durée des précipitations ;
- la surface et la pente du bassin versant ;
- la couverture végétale et la capacité d'absorption du sol, cette dernière dépendant elle-même de la saturation, donc des pluies antérieures ;
- la présence d'obstacles à la circulation des eaux.

Elle peut être aggravée, à la sortie de l'hiver, par la fonte des neiges.

Très peu de communes sont exemptes de risques d'inondation, de crue ou de lave torrentielle dans les Hautes-Alpes.




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